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Conférences de presse
 

  L´ Espagne dans les institutions communautaires   
L'un des objectifs de la politique étrangère espagnole, partagé par tous les partis politiques et les acteurs sociaux depuis la transition démocratique, est l'intégration de l'Espagne dans les Communautés européennes, aujourd'hui Union européenne (UE). L'Espagne entre comme membre de plein droit dans les Communautés le 1er janvier 1986.

Dès lors, elle prend part activement au processus de construction européenne, aux côtés des autres pays membres. L'adhésion de l'Espagne coïncide avec une étape importante dans la construction de l'Europe: les douze États composant alors les Communautés européennes décident de donner un nouvel élan à leurs objectifs d'intégration économique et monétaire réelle et font les premiers pas vers une plus grande coopération politique.

L'entrée en vigueur de l'Acte unique européen, en 1987, est la concrétisation de cet élan vers l'intégration, la finalité de l'Acte unique étant de créer un véritable marché intérieur sans frontières et d'élargir les compétences de la Communauté européenne. C'est cependant le traité de l'Union européenne, signé à Maastricht en 1992, qui suppose l'avancée la plus nette et la plus importante dans le processus d'intégration économique et politique de l'Europe. Ce traité consacre la création, en plusieurs phases, de l'Union économique et monétaire, en prévoyant l'instauration d'une monnaie et d'une banque centrale communes.

Dans ce but, des critères de convergence économique sont établis, critères que doivent satisfaire les pays souhaitant faire partie de cette Union. Dès lors, remplir ces critères afin de faire partie du groupe des pays qui entreront les premiers dans l'Union économique et monétaire, devient un objectif primordial de la politique économique du gouvernement espagnol. Une fois remplis les critères de stabilité économique requis, le 1er janvier 1999, l'Espagne adopte la monnaie commune européenne, aux côtés de onze autres États membres de l'UE.

L'entrée en vigueur de l'euro et de la Banque centrale européenne marque une étape historique sans précédent sur le chemin d'une Europe de plus en plus unie. L'Union économique et monétaire devient une réalité qui contribue de façon décisive à renforcer les économies des pays en faisant partie, et à les rendre plus compétitives. Le traité d'Amsterdam, entré en vigueur le 1er mai 1999, suppose une nouvelle avancée dans la construction européenne.

Renforçant les politiques communautaires déjà inscrites dans le traité de l'Union, il prévoit notamment la mise en place d'une politique pour l'emploi et la création d'un espace de liberté, de sécurité et de justice. Les chefs d'État et de Gouvernement des quinze États membres de l'Union européenne ont finalement conclu, en décembre 2000, le traité de Nice, qui représente le plus grand défi auquel devra faire face l'UE au cours des prochaines années: l'élargissement de l'Union aux pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est. Le Traité de Nice, en attente de ratification par les quinze pays membres, adapte l'Union, ses institutions et ses mécanismes de décision, à une Europe élargie pouvant comprendre jusqu'à 28 États membres. En vertu de ce traité, le poids spécifique de l'Espagne au sein de l'Union est maintenu ou augmenté, en fonction de sa population et de son poids économique





Participation active de l'Espagne au sein de l'UE

Parmi les quinze pays qui composent actuellement l'Union européenne, l'Espagne occupe le deuxième rang en termes d'étendue géographique, et le cinquième rang en termes de population. Sa position géographique, au sud-ouest du continent européen, en fait une passerelle vers les pays de la rive sud de la Méditerranée et du nord de l'Afrique, et, de par sa tradition historique et culturelle, elle constitue également un trait d'union avec les pays d'Amérique Latine. Cela explique que l'Espagne ait joué un rôle particulier et spécialement actif dans les initiatives suivantes de l'UE:

Mise en oeuvre et consolidation de l'idée de l'Europe des citoyens, et mise en place de mesures concrètes (concept de "citoyenneté européenne", passeport européen, etc.).
Idée d'une Europe sociale, prolongement de l'Europe économique et monétaire: défense et mise en oeuvre de la cohésion économique et sociale de l'Union européenne, en s'appuyant sur la création d'emploi comme moteur de cette cohésion.
Développement renforcé de la politique européenne commune en matière judiciaire et policière, notamment dans le domaine de la lutte contre la criminalité internationale organisée, le trafic de stupéfiants et le terrorisme. Il s'agit d'établir progressivement un "espace commun de liberté, de sécurité et de justice".
Processus de développement et d'institutionnalisation des relations entre l'UE et l'Amérique Latine, mis en lumière par le sommet de Rio de Janeiro, en 1999, qui a réuni les chefs d'État et de Gouvernement de l'Amérique Latine, des Caraïbes et de l'Union européenne.
Stabilité politique dans le bassin méditerranéen: intensification des liens de coopération avec les pays méditerranéens d'Afrique du Nord; travail de médiation active dans le processus de paix au Proche-Orient; conférence de Barcelone sur la sécurité et la coopération dans la Méditerranée.

Depuis son entrée dans l'Union Européenne en 1986, l'Espagne en a exercé la présidence par rotation à deux reprises:

Premier semestre 1989. Lors du sommet de Madrid, au mois de juin, le rapport Delors est approuvé. Il conduira au traité de l'Union européenne, ou traité de Maastricht, en 1992.
Second semestre 1995. En décembre, le Conseil européen de Madrid décide du nom de la future monnaie européenne: "euro".
Premier semestre 2002.
  Representación Permanente de España ante la Unión Europea